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Mon possible

Qu’est-ce que ça veut dire au juste faire son possible ?

Je crois que j’ai la réponse.

Ça veut dire que je vais faire tout ce que je peux pour me contrôler.

Parce que j’ai un défaut qui me pourrie la vie. Vraiment.

J’ai le sang chaud. Ce qui veut dire que il faut prendre limite des pincettes avec moi car je me fâche très facilement.

Ce qui m’amène au sujet dont je ne suis pas fière. Je n’ai pas honte, j’assume. Mais je n’en suis pas fière.

C’est moi l’adulte, j’aurais dû gérer et laisser couler. Sauf que ce n’est pas dans mon tempérament.

C’est (encore) la fille de mon copain… Ça en devient une facheuse habitude…

Elle a fait une grosse crise (sans nous frapper merci !) et on l’a mis au retrait. Jusque là tout va bien. Mais… j’ai perdue mon sang froid.

Je lui ai crée dessus, bousculée, collée durement mon front au sien et sans jamais cesser de crier.

Ouais, je n’en suis pas fière.

Son père m’a informé que c’était la dernière fois qu’il me laissait faire sans intervenir (tant mieux !) parce qu’il me comprend (je pense pas mais bon...).

Honnêtement, je ne suis pas une bonne et gentille belle-mère. Mais je sais aussi qu’elle aurait pu avoir pire.

Jusqu’à maintenant je ne parle que de ce que je fais de mauvais et ce qu’elle fait de mauvais.

Je fais de mon mieux. Mon possible.

Personne ne te dit comment que tu dois réagir ou comment que tu dois prendre le fait d’élever (sans vraiment le faire à cent pour cent) l’enfant de quelqu’un d’autre. On apprend sur le tas les limites de l’autre. Ma limite à moi est courte… Mais je m’efforce de respecter les siennes.

Elle m’appelle par mon prénom ou elle me dit : Maman (suivie de mon prénom

Et ses assez cool, parfois.

Je lui lis des histoires avant qu’elle dorme puis je la borde. Je lui fais des coiffures pour la journée. J’aime lui acheter des nouveaux vêtements ou lui acheter des jouets. Je dessine parfois avec elle. Je joue aussi avec elle. J’essaie de suivre les histoires qu’elle me dit.

Bref. Je fais vraiment de mon mieux.

Mais il y a de ces journées ou plus rien ne va. Ou sa simple présence est une nuisance pour mon bien-être. Ou j’aimerais que nous ne soyons que 3.

Ensuite viens le sentiment où je me sens horrible.

Il n’y a rien à y faire. Il faut que je prenne sur moi.

Entre mon fils et la fille à mon copain ça se passe bien.

Ils se donnent des câlins et elle est protectrice envers lui. Ce qui me fait fondre le cœur.

Mais encore là, il y a de ces fois où j’ai envie de lui faire du mal.

Parfois, elle nous dit qu’elle ne veut pas que mon fils soit la (alors que de mon point de vue c’est elle l’intruse) et qu’elle ne l’aime pas.

Je suis à peu près sure qu’à son âge on ne sait pas encore la différence entre énervement et ne pas aimer quelqu’un. Parce que entre frère et sœur ce n’est pas rose et tout sucre tout les jours hein…

Et mon copain qui essai de faire tampon entre tout ça.

Ma situation n’est pas évidente pour moi et pour lui j’imagine pas. Je ne veux pas l’imaginer, j’ai déjà assez de la mienn e à gérer !

Alors oui on peut facilement me juger et me critiquer mais tant qu’on ne le vit pas ou que l’on est pas dans la maison où ça se passe vaut mieux garder son ressentiment et ses jugements pour soi.

C’est ma vie et je ne suis qu’une humaine, pas un robot.

Je ne suis pas parfaite, loin de là !

Dans tout mes écrits il n’est écrit nulle part que je sois une sainte. Je ne le pense pas et jamais je ne penserai ça de moi-même.

Ou sinon j’aurais ce journal pour me le rappeler ^^

Il ne faut pas que j’oublie que je fais de mon mieux. Mon possible pour qu’on survive à cette situation.

Franchement, ce n’est pas évident mais je veux faire tout ce que je peux avant de m’avouer vaincue et de tout abandonner.

Je le fais pour mon fils qui s’est construit une belle relation avec sa demi-sœur. Je ne veux pas lui briser le coeur, qu’il se mette à la chercher partout etc.

Alors voilà.

J’en avais beaucoup à dire. Je me rends compte que l’écris est vraiment plus long que d’habitude.

Tk…

Ciao !

xxx