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Mon père

Je ressens un vide en moi. Un manque. Depuis toujours j’ai ce sentiment.

Mon beau-père a tant essayé de remplir ce rôle.. Le rôle d’un père. Oui il a été une figure paternel. Sans plus. Et je sais que ma mère n’y est pas pour rien.

Ce récit va être long. Désolé.

Ma mère a toujours eu tendance à avoir une vision des choses… pervers. Alors qu’il n’en est rien.

Exemple. Avec mon oncle. J’aimais aller me blottir dans ses bras pour un câlin. Sans plus. Juste un câlin qu’on donne à un membre de sa famille. Eh bien, elle a réussie à mettre ça en malaise. Pourquoi ? Parce qu’elle m’a demandé si je ressentais quelque chose pour lui. Ce qui n’a jamais été le cas. Ni pour lui, ni pour moi. Je n’ai plus été capable de lui donner un câlin par la suite. C’est encore le cas aujourd’hui..

Ensuite avec un cousin. Elle pensait là encore qu’il était question de sentiment alors qu’on faisait que discuter. On était même pas dans une chambre mais dans la cuisine avec la famille autour de nous !

Je ne suis plus capable de regarder mon cousin dans les yeux. J’ai honte de ce que ma mère a pu penser alors la famille elle, elle en pense quoi ?

J’ai eu une discussion dans la voiture avec elle une fois. Nous étions juste nous deux. Ont parlaient des pères. Elle m’a dit qu’un gars ses les fils à maman. Et que les filles, sont les filles à papa. D’accord. Je veux bien, rien de spécial là-dedans. Sauf qu’elle me dit qu’il faut faire attention avec les filles parce qu’elles développent souvent des sentiments "amoureux" pour leurs pères. Wtf ? ! Où est-ce qu’elle a été chercher ça ? !

Je suis sûre que je ne veux pas le savoir. C’est quoi, elle a déjà eu des sentiments pour son père ? Dont mon grand-père ? Non, je ne veux pas y penser et franchement.. je ne veux pas y croire non plus.

Ensuite il a déjà eu un trou dans le mur de ma chambre. On aurait pu croire qu’elle aurait accusé mon frère, eh bien non. C’est mon beau-père qui a eu droit à ses injustes accusations cette fois. Comme quoi que le trou était aussi gros que son doigt et qu’il m’espionnait pendant que je m’habillais. Glauque.

Ok. Il entrait parfois dans ma chambre sans frapper et c’était assurément énervant. Mais jamais il ne m’a donné l’impression d’un pervers. Jamais.

Je comprends qu’il faut être prudent etc. Mais si elle était aussi sûre d’elle, pourquoi ne pas être partie ? Alors pourquoi faire de telle accusation ?

Bref.

Ça c’était pour faire le tableau de ma mère. Et encore j’en aurais beaucoup à dire sur son cas. Ce que je viens de décrire ce n’est qu’une de ses facettes. Autrement, elle ne serait pas humaine.

Même si parfois je doute qu’elle soit saine d’esprit. Mais qui suis-je pour diagnostiquer ? Personne.

On en vient à mon vrai sujet.

Mon père.

Disparu à mes huit ans et réapparu vers mes 12 ans. Ouch.

J’étais déjà mal barrée. Il a beau être de retour dans ma vie, il n’en reste pas moins absent.

Oui l’été j’allais chez lui. Une semaine sur deux. J’aimais ça, vraiment.

Sauf que je ne me suis jamais sentie à ma place. Dans sa famille, même s’il me dit que j’en fais partie. J’aime mes demis-sœurs. Et j’aime le fait que mon père ait été présent pour elles. Même si je me demande ce qu’aurait été ma vie si j’avais été là pendant ses 4 ans d’absences. Est-ce que je me sentirais plus inclus ? Est-ce que j’aurais moins de misère à lui demander de l’aide ou pour avoir des cadeaux ?

Il me donne de l’argent pour mes anniversaires, pour Noël. Mais je me sens mal à l’aise. À chaque fois.

Mes sœurs ne se gênent pas. Elles lui demandent de l’argent, des objets, des jouets, des bonbons etc. Moi ? Rien. J’ai l’impression de prendre l’argent et le temps d’un inconnu. Enfin… Un presque inconnu.

Il m’aime ? Peut-être. Il ne m’appelle presque pas. Il ne vient pas me voir. Ni son petit-fils. Et oui, ça me fait de la peine.

La mère de mes sœurs devait jubiler de ne plus m’avoir dans ses pattes. Elle, elle ne m’aime pas. Ça fait longtemps que je le sais.

J’aurais dû chanter le jour où ils se sont séparés mon père et elle. Je la déteste. Mais elle fait son hypocrite devant tout le monde, pour ne pas se faire passer pour la méchante. Alors je fais comme elle. Si on fait les gamines autant le faire jusqu’au bout.

Donc, j’ai manqué de présence paternel. À cause que ma mère m’empêchait (sans le savoir je crois) de voir comment me comporter avec un homme. Pas vraiment de geste d’affection entre moi et mon beau-père. Oui, il était présent lorsqu’il le fallait. Mais pas de marque d’affection. Forcément, qu’est-ce que ma mère aurait pu en penser ?

Un père absent. Un beau-père présent mais pas de geste affectueux. Je n’ai jamais su comment vraiment me comporter avec les garçons alors bien sûr j’étais "bizarre".

Ça me jugeait de bizarre sans réellement chercher à me connaître. On ne connaissait pas mon histoire. Évidemment puisque c’étaient des enfants. Mais ça ne changeaient pas tant que ça en vieillissant.

Je perdais de l’importance, rien de plus.

En vieillissant j’ai juste appris à faire semblant. J’ai observé les autres filles. Et j’ai calqué mes gestes et mes paroles aux siennes. J’ai même dû simulés mes sentiments. Faire croire d’être amoureuse alors que non.

Parfois, j’y croyais tellement que j’y croyais vraiment. C’était dans ma période d’adolescence.

Une chance j’ai vieille et je me suis rendue compte que ce n’était pas moi. Au moins, faire semblant m’a permise d’être plus à l’aise en compagnie d’autres garçons. Même si je ne me comportais pas comme les autres des fois.

Je ne suis plus comme ça. En tout cas, avec mon copain je ne me sens plus "gauche". Sexy, oui. Belle, oui. Sûre de mon pouvoir de séduction, oui.

Il aime bien mon coter bizarre ^^

J’ai plus confiance en moi.

Ce que mon père ne sait et ce que ma mère a de la difficulté à accepter. Mon beau-père n’a pas d’opinion de peur d’avoir ma mère sur le dos. Mes sœurs trop occupés à faire leurs vies.

Mon copain ? Me soutient et m’encourage en ce sens. Il veut que je prenne plus d’assurance. Je me sens devenir femme à ses côtés. Ce qui est une bonne chose. Ses ce qui m’encourage à rester avec lui malgré nos différents.

En plus… petite anecdote perverse et assez personnel